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Intro

L

Lama : du tibétain "blama" ; Maître. Religieux bouddhiste du Tibet et de la Mongolie. Titre porté aussi bien par les prêtres mariés que par les moines.

Lamaïsme : le Bouddhisme tel qu'il est pratiqué au Tibet.

Lamaserie : couvent réunissant des Lamas.

Légende Arthurienne : légende forgée par des conteurs bretons (Nennius en 826) et reprise par Geoffroy de Monmouth vers 1135 autour du Roi de Grande Bretagne, Arthur ou Arthus, qui aurait vécu à la fin du Vème s. et au début du VIème. Celui-ci, par ses prouesses et celles de ses Chevaliers (réunis régulièrement autour d'une Table Ronde), aurait été le ferment de la résistance des Celtes face aux belligérances anglo-saxonnes. Met en présence des personnages aussi fascinants que divers, tels la Reine Guenièvre, Lancelot du Lac, Merlin l'Enchanteur, la fée Morgane, etc. et intègre au Celtisme d'origine l'Absolu chrétien symbolisé par le Graal. Thème repris en France par Chrétien de Troyes et d'autres auteurs médiévaux, créant ainsi "le Merveilleux Breton".

Légions ou Légions angéliques : organisation, selon une hiérarchie stricte, des Anges.

Lévitation : capacité de s'extraire de l'attraction magnétique terrestre et de se tenir élevé dans les airs dans une position relativement stationnaire.

Libération : état de celui qui s'est affranchi des conditions humaines et de la nécessité de s'incarner sans cesse sur Terre, considérée par toutes les Religions et la Doctrine ésotérique comme un monde de souffrance. Concept lié au cycle actuel de l'Humanité devant suivre la spiritualisation de l'Univers. (Voir Incarnation, Karma, Samsârâ).

Livre de Dzyan : du tibétain "Livre de Sagesse". Premier volume, parmi les 14, des Commentaires effectués par des Adeptes orientaux sur les 7 ouvrages ésotériques du Kiu-té. L'ensemble de ces Commentaires, d'une antiquité incalculable et préservé au Tibet, contiennent la somme planétaire des Sciences Occultes. "La Doctrine Secrète" de H.P. Blavatsky n'est qu'un résumé de ce Premier Commentaire ou Livre de Dzyan, lequel livre les Clés du Kiu-té.

Loge : abri dans lequel se réunissait les Bâtisseurs de Cathédrales au Moyen-Age; local dans lequel se réunissent les Francs-maçons; par suite une Cellule maçonnique fondamentale et s'écrivant, dans ce cas, avec un "l" majuscule ; enfin, toute Cellule fondamentale d'un Ordre Initiatique.

Logos : en grec "le Verbe". Nom attribué au concept de Dieu ou Divinité dans sa fonction créatrice.

Logos Solaire : se dit de la Divinité qui régit un système solaire, ce dernier étant considéré tant dans son aspect physique (le soleil et les planètes) que dans ses aspects invisibles et spirituels.

Logos Terrestre : se dit de la Divinité qui régit la Terre, cette dernière étant considérée tant dans son aspect physique que dans ses aspects invisibles et spirituels.

Lucifer : du latin "qui porte la lumière". Représentation de la force séparatiste de l'Univers qui se met en activité dès que les Trois Grands Principes universels créent le Quatrième Principe : la Création. Force qui donne aux créatures l'illusion d'être séparées les unes des autres et de l'Origine spirituelle de l'Univers, en engendrant une solitude apparente ; par ce phénomène s'instaure la notion et la sensation "d'égo" (avec un "e" minuscule), qui devient un aiguillon nécessaire à la conquête de la Connaissance et de la Soi-Conscience.

M

Macrocosme : en grec "le Grand Univers". Nom donné à l'Univers aussi bien visible qu'invisible et incluant l'étude de l'être humain (lequel est le Microcosrne).

Mage : celui pratique la Magie. Titre que portaient les Savants et occultistes chaldéens.

Magie : du chaldéen : "Suprême Sagesse". Application pratique des Lois ou Principes universels aussi bien dans le monde visible (l'Alchimie, la Médecine, l'Architecture, Mathématiques, etc.) que dans les mondes invisibles (thérapie des névroses et techniques de transmutation de l'état humain en un état dit "divin"). (Voir le mot "Théurgie").

Mahatman ou Mahatma : en sanskrit la Grande Ame. Synonyme de Maîtres de Sagesse et d'Adeptes. Titre donné en Inde, et sans que ces conditions d'évolution spirituelle soient nécessairement remplies, à ceux que l'on souhaite vénérer pour leur sainteté et leurs actions méritoires.

Mahomet : fondateur de l'Islam (vers 570-632). Natif d'Arabie (la Mecque). Sa vocation prophétique s'est révélée vers 610 sur une colline où il entend l'Archange Gabriel lui transmettre la Parole de Dieu. Il dicte ensuite ces Messages qui formeront le Coran donnant ainsi naissance à l'lslam.

Mahayâna : en sanskrit "Le Grand Véhicule". Appelé aussi "La Voie de la Grande Perfection." Système mystique du Bouddhisme fondé par Nâgarjuna, enrichi de l'apport d'enseignements oraux en matière de techniques et exercices spirituels, et considérant la Libération individuelle comme inexorablement soumise à la libération préalable de tous les êtres. Cette étape, faisant suite à celle du Hînayâna, conduit l'adepte (qui a donc fait les voeux de Bodhisattva) vers l'étape suprême de Libération enseignée par le Vajrayâna.

Mal : altération, dans la Manifestation, de la Trilogie fondamentale universelle (le Bien, le Beau, le Vrai). La Tradition ne reconnaît pas le Mal, en tant que Principe, mais comme la mise en oeuvre inadéquate ou totalement aliénée des Grands Principes. Synonyme de Ténèbres ou de densité matérielle.

Mandala : figure géométrique représentant des Principes universels et dont l'agencement des lignes déclenche l'activité des forces invisibles liées à ces Principes sur celui qui se place soit au centre soit à l'un des angles. Est ainsi appelé de manière générale un cercle. Les Dix divisons des Védas reçoivent également cette dénomination.

Magnétisme universel : Principe universel oeuvrant dans la Création, appelé aussi Elément Eau. Manifeste le Grand Principe universel de l'Amour. Expérimenté dans le monde matériel comme magnétisme.

Manichéisme : de Manès, mystique persan du III' s. ap. J.C. qui se, prétendait dépositaire de l'Esprit Saint. Doctrine prêchée par ce demier, inspirée du Mazdéisme et fondée sur l'affrontement perpétuel dans l'Univers entre deux Principes qui seraient égaux en puissance et créateurs de Mondes, le Bien et le Mal. A donné naissance en Occident à tout un courant philosophique et religieux.

Manifestation : expression de la part d'une Source Divine inconnaissable à jamais (le Non-Manifesté) de Principes (les Trois Grands Principes universels) lesquels créent l'Univers (représenté comme le Quatrième Principe : la Création). Correspond à l'un des sens attribué au "Brahmâ" des Hindous.

Mantra : vers extraits des ouvrages védiques, prononcés comme des incantations afin de déclencher l'action de forces - circulant sur les Plans invisibles - sur celui qui les émet et sur son environnement. Par suite, mot ayant un pouvoir magique. Les parties des Védas nommées "Mantras" se distinguent de celles appelées "Brâhmanas".

Marabout : dans les pays musulmans et en particulier en Afrique, saint, guérisseur et magicien local reconnu comme protecteur de la communauté. Représente en Afrique du Nord un aspect du Soufisme mais avec une connotation d'influence politique et religieuse que ce dernier se refuse d'avoir.

Marrane : Juif d'Espagne converti de force au Catholicisme et qui pratiquait secrètement sa Religion. Persécutés du XIV' au XVIII' s., les Marranes furent nombreux à s'exiler notamment au Maroc et dans le Sud de la France.

Matérialisation de l'Univers : action de la Lumière, en tant qu'expression du Grand Principe universel de la Volonté, en vue de manifester, par un phénomène d'éclatement, jusqu'à la matérialité extrême, tout ce qui est immatériel dans l'Univers. Se dit, par extension de sens, de l'attrait démesuré exercé par les choses et les plaisirs matériels. Cette action étant actuellement révolue en ce qui conceme le règne humain est qualifiée d'involution.

Matière première : substance qui sert de support aux manipulations initiales de l'Oeuvre alchimique.

Mauvais : non conforme au Bien ; en ce qui concerne l'être humain, celui qui, par l'exacerbation de ses passions et de ses désirs matériels, tend à suivre le cours de l'involution alors que le cycle humain s'achemine vers une spiritualisation de toute les composantes de l'être.

Mazdéisme : religion de la Perse ancienne fondée par un Avatar qui portait le titre de Zarathoustra et adorant la Divinité sous le nom de Ahura Mazda, le Dieu bon, par opposition au principe mauvais, Ahriman.

Méditation : du latin "réflexion". Action de retourner, par des exercices divers, la pensée sur elle-même de manière à maîtriser les fluctuations incessantes, inhérentes à sa manifestation habituelle, et à transcender ainsi le Plan où cette pensée même s'exprime; la conscience du méditant est élevée à des niveaux supérieurs et cette transcendance atteinte est la Contemplation.

Médium : en latin "intermédiaire". Personne sujette à la médiumnité.

Médiumnité : capacité de devenir un intermédiaire entre le monde matériel et les mondes invisibles afin d'établir une communication entre eux. Se dit de la possibilité de contacter les défunts et d'en recevoir des messages.

Mental : Plan invisible et énergétique universel dans lequel circulent, à son niveau le moins spirituel, les pensées communes des êtres humains et à son plus haut niveau, les concepts les plus élevés et abstraits.

Métaphysique : du grec "cours donné après le cours de physique" (les deux cours étant donnés par Aristote, philosophe grec du IV's. av, J.C.) et, par adéquation du sens, "qui appartient à un domaine situé au-delà du physique". Réflexion globalisante ayant pour but la connaissance de l'Etre, de l'Univers invisible et de tous les facteurs abstraits intervenant dans l'élaboration et l'organisation de ce dernier.

Microcosme : en grec "le petit univers". Nom donné à la structure globale, visible et invisible, de l'être humain, réunissant ainsi la Triade Divine individuelle à sa personnalité.

Monothéisme : du grec "qui adore un seul Dieu". Conception philosophique et religieuse qui, en reconnaissant l'Unité Divine comme source de toutes choses, rejette le concept de Principes de l'Univers émanant de cette Divinité unique et a fortiori toute personnification de ceux-ci en "divinités"(voir le mot "Dieux").

Morphopsychologie : du grec "l'étude de l'âme révélée par les formes". Etude des formes humaines, notamment celles du visage (la prosopologie), permettant de déterminer la personnalité et le caractère d'un individu.

Mouvement Esotérique : organisation secrète à caractère mystique, magique et religieux. Expression générale définissant les Ordres Initatiques, Confréries, etc.

Mû : continent qui, selon la Tradition, comprenait l'Australie actuelle, l'Indonésie et la Chine, et dont le reste s'étendait entre l'Océan indien et l'Océan Pacifique ; se serait effondré vers 700.000 ans av. J.C.

Musicothérapie : du grec "le soin par la musique". Méthode thérapeutique consistant en l'utilisation de la musique et des sons.

Musulman : en arabe "croyant". Fidèle de l'lslam.

Myste : titre que portait dans l'Antiquité celui qui avait été initié aux Mystères.

Mystères : cérémonies secrètes au cours desquelles, dans les Temples de l'Antiquité, d'Egypte et de Grèce, étaient enseignées, sous différentes formes et selon le niveau abordé par le candidat, la Cosmogénèse, l'Anthropogénèse, toutes les Sciences physiques et métaphysiques ainsi que la Théurgie.

Mystique : se dit de celui qui, en adhérant à une Voie philosophique et spirituelle, aspire plus à une fusion avec la Divinité par un développement de l'Amour et de l'Adoration que par l'unique acquisition de connaissances intellectuelles.

Mythe : récit légendaire qui, à travers les exploits d'être fabuleux (héros ou divinités) explique la genèse de l'Univers, des êtres humains et de l'ensemble des Civilisations.

Mythologie : ensemble des Mythes propres à une Civilisation et à un peuple; discipline ayant pour objet l'étude des Mythes.

N

Nature : avec un petit "n", le cadre humain, constitué des quatre règnes (minéral, végétal, animal et humain) dont la connaissance est accessible par les cinq sens de l'homme. Avec un grand "n", l'ensemble de l'Univers, visible et invisihle, fonctionnant selon des Lois.

Néophyte : novice, postulant, dans l'Antiquité, à l'Initiation aux Mystères et passant, à cette fin, l'épreuve relative aux Quatre Eléments, le Cinquième Elément ou Quintessence étant celui dans lequel il ressortait victorieux.

Néoplatonisme : système élaboré à l'effet de : 1- étudier les mystères de l'Univers afin de démontrer l'unité sous-jacente à tous les systèmes philosophiques et religieux de quelque culture ou tradition que ce soit, 2- préparer l'être intérieur de l'étudiant, par une transformation de sa structure profonde, afin que celui-ci puisse accéder à cette Connaissance. Ce système fut enseigné sous la dénomination "Néoplatonisme" ou "Théosophie éclectique" à Alexandrie en 193 ap. J.C. par Ammonios Saccas, dont le disciple, Plotin (189-270 ap. J.C.), en devint le divulgateur. Philosophie panthéiste, fondée sur l'ensemble de la Sagesse Antique, d'une spiritualité pure alliant Métaphysique, Mysticisme et Théurgie, elle fut, pour l'Occident, l'Enseignement métaphysique et ésotérique qui révélait le plus de l'intelligence et de la grandeur recelées dans l'Antique Sagesse ; détruite au Vléme siècle ap. J.C. par l'Eglise naissante et pourchassée continuellement par celle-ci au cours de l'Histoire, elle resurgit, quoique tronquée dans de nombreux de ses aspects, à la Renaissance par les travaux de l'Ecole de Florence puis, à la fin du XIX's., sous le nom légitime de Théosophie.

Noir : sens dérivé non d'une connotation raciale quelconque mais des attributs des Ténèbres, synonyme de mauvais et caractérisant, par opposition au but actuel du cycle humain, l'involution ou matérialisation de l'Univers. Dans le contexte actuel de l'expression de Esotérisme, est synonyme d'esclavagiste, de totalitaire, de sectaire, de raciste.

Non-Manifesté : Source Divine inconnaissable à jamais de Laquelle émanent des Principes Créateurs (les Trois Grands Principes universels) donnant lieu ainsi à la Manifestation. Correspond au "Parabrahmâ" des Hindous.

Nouvel Age : nouvelle mystique issue d'une interprétation des enseignements de H.P. Blavatsky et surtout ceux de A.A. Bailey, fondée sur l'attente de l'émergence d'un monde nouveau dans lequel l'homme devrait être en parfaite communion avec les divers éléments de la Nature de manière à produire une harmonie de vie et une santé éclatante. Le mode de contact privilégié est le "Channeling".

Numérologie : litt. "la science du Nombre". Etude des Nombres selon certaines données de l'ancienne Arithmosophie.

O

Occultisme : du latin "caché". Connaissance relative à l'aspect caché de la Nature agissant aussi bien dans l'Univers visible qu'invisible. Se dit des Doctrines non divulguées au grand public. Synonyme d'Esotérisme avec deux nuances faites aujourd'hui : 1- l'Occultisme suppose non seulement une étude théorique mais également une pratique ; 2- par une dérive de sens, due à la récupération des Sciences occultes effectués par des Sectes et Sociétés secrètes totalitaires et allant à l'encontre même du but authentique de ces Sciences, ce mot peut recevoir une connotation péjorative impliquant l'existence d'une hiérarchie oppressive secrète et une quête malsaine de pouvoir sur autrui ; le sens à accepter dépend donc de celui qui utilise ce mot, et dans quel contexte cela se fait. (Voir Sciences Occultes et Magie).

Oeuvre : voir Grand Oeuvre.

Ordre : qualité intrinsèque du Cosmos (dont il est l'étymologie). Organisation secrète, souvent à caractère initiatique, dans laquelle un cheminement spirituel ou, au contraire, un but matériel et politique, sont poursuivis, selon une échelle de grades à franchir et une hiérarchie précise à respecter. Les Ordres initiatiques spirituels tendent à l'amélioration du sort de l'être humain, alors que les Ordres à caractère politique se sont récemment avérés être le fondement du désastre qui a failli engloutir l'Humanité.

Orphisme : mouvement mystique, de nature religieuse, contestant la Religion officielle professée en Grèce autour du VIéme s. avant notre ère et se rattachant à Orphée, originaire de la région grecque de Thrace.

Orthodoxie : du grec "la rectitude". Qualité que s'est attribuée le Christianisme originel et qu'il conserva dans l'Empire Romain d'Orient, centré en Grèce. Elle garde une continuité profonde avec la période patristique des premiers siècles de notre ère et ses Rites ont préservé nombreux des éléments de l'Antique Théurgie. Réuni autour de l'Empereur à Constantinople, le Christianisme oriental se montre très vite hostile à l'hégémonie dogmatique et juridictionnelle de Rome et en 1054 la rupture devient définitive. Depuis lors, le Catholicisme définit l'Eglise Romaine alors que l'Orient préserve son "Orthodoxie".

P

Paganisme : dérivé de "pagani", mot qui désignait les campagnards se rendant à leur fontaine, appelée "pagé" en dialecte dorique; par extension de sens, les chrétiens usèrent de ce mot, de manière péjorative et à des fins destructrices, pour désigner tout ce qu'ils considéraient comme contraire à leur propre Foi. La Sagesse Antique, la Philosophie ou Doctrine Hermétique, le Néoplatonisme sont enfants du Paganisme. Les historiens s'attachent à démontrer que le Christianisrne est le Paganisme sévèrement amputé de son Essence et que le Message du Christ aurait mérité d'être replacé dans son contexte gnostique, c'est à dire païen.

Panchen Lama ou Panchen Rimpoché : abrégé du sanskrit Pandita Chen Po Lama, Le Grand Océan de Sagesse. Titre que portait la plus haute autorité spirituelle officiellement reconnue au Tibet, le Dalaï Lama étant le Chef politique.

Pantacle : du grec "qui contient le Tout". Toute figure géométrique représentant une action des Principes universels, enrichie des symboles correspondants.

Pape : dans le cadre de la caste sacerdotale du Christianisme, titre d'honneur signifiant "père" et donné jusqu'au VIIème s. à tous les évêques mais plus précisément à celui de Rome. Evêque de Rome et Chef suprême de l'Eglise catholique, dite "romaine".

Parjure : se dit de celui qui viole un serment prêté lors de son Initiation à une Confrérie, un Ordre Mystique ou un Mouvement Esotérique. Les parjures étaient punis de mort dans les Temples d'Egypte et de la haute Antiquité grecque.

Patristique : dérivé du latin "le père". Enseignements théologiques du Christianisme rédigés par certains écrivains de l'Antiquité chrétienne : (Ier au VIII' s. de notre ère) lesquels sont considérés comme "Pères de l'Eglise" par un choix de la tradition ecclésiastique et tenus, à cause de cela, pour d'authentiques garants de la Foi.

Parsis : les anciens Perses zélateurs de Zoroastre; ils reconnaissaient dans le Feu la Manifestation Divine la plus parfaite dans le monde terrestre. Ils sont les ancêtres des Iraniens actuels non convertis à l'Islam.

Pentacle : figure géométrique à cinq angles reproduisant l'Univers dans sa division quinaire et impliquant l'orientation de l'énergie mentale liée au Nombre Cinq.

Pentagramme : figure géométrique représentant une Etoile à Cinq branches et symbolisant, selon son tracé, l'orientation de l'énergie mentale, celle-ci étant liée au Nombre Cinq ; ayant une pointe en haut, le Pentagramme est dit spirituel et s'inscrit donc dans la spiritualisation de l'Univers (cycle auquel s'attache l'humanité actuellement); ayant une pointe en bas, le Pentagramme est dit matériel et s'inscrit dans la matérialisation de l'Univers (cycle contraire à celui que suit normalement l'humanité aujourd'hui).

Panthéisme : doctrine philosophique identifiant Dieu à la Nature et à l'ensemble de l'Univers.

Personnalité : dans l'anatomie occulte de l'homme, ensemble composé du corps physique, du double éthérique, du corps astral et de la partie inférieure du corps mental. Ce dont se revêt l'Etre humain réel, l'Individualité, pour naître sur Terre selon la Loi des Renaissances.

Phénomène : en grec "ce qui apparaît". Fait observé dans le monde matériel et considéré comme la manifestation, ici-bas, de facteurs appartenant aux mondes immatériels ou subtils et qui ne peuvent être expliqués selon les connaissances de la Science actuelle.

Philosophie : de grec "qui aime la Sagesse". Ensemble de concepts portant sur l'origine des êtres et des choses, sur la causalité et donc la finalité de l'existence, qui prit son essor structurel dans la Grèce Antique à partir de la Connaissance héritée des anciens Egyptiens et des mondes mésopotamiens. Lié aux qualificatifs synonymiques "hermétique, "ésotérique", "antique", "secrète". Synonyme de Doctrine.

Physique : du grec "qui appartient à la Nature". Etude, par l'expérimentation et l'élaboration de concepts, des propriétés fondamentales de la matière visible, de l'interaction de celle-ci avec le concept d'espace-temps ainsi que des divers phénomènes énergétiques subséquents et susceptibles d'être appréhendés par les critères de la Science actuelle.

Pierre philosophale : en Alchimie, une des phases de l'aboutissement du Grand Oeuvre ; se présentant sous la forme d'une poudre rougeâtre dite "de projection", elle permet de transmuter n'importe quel métal en or.

Plan : un des sept états, du plus subtil ou spirituel au plus dense ou matériel, de la Matière universelle ou Substance universelle.

Polythéisme : du grec "qui adore plusieurs Dieux". Conception philosophique et religieuse qui, tout en reconnaissant l'Unité Divine comme source de toutes choses, met l'accent sur une personnification des Principes de l'Univers et attribue à ceux-ci une filiation de manière à rendre plus intelligible leur Organisation et leur Rôle respectif dans le Cosmos. Dire, par exemple, que le Dieu X a pour fils le Dieu Y tend à montrer que le Principe Y procède du Principe X et que toute action de X influence Y.

Prêtre : du grec "le plus âgé". Ministre de cultes religieux. Dans les Eglises chrétiennes (catholiques, orthodoxes et orientales), celui qui a reçu l'ordination, cérémonie par laquelle se fait un transfert de pouvoir occulte et permet au récipiendaire de donner à son tour certains sacrements (baptême, mariage, etc.) aux fidèles appelés "laïcs".

Principe : du latin "le commencement". Le commencement de toute chose, de l'Univers, de l'existence. Synonyme d'Alpha.

Principe synthétique universel : ce qui crée et gouverne de manière absolue la Création et duquel émanent d'autres Principes dits également universels.

Principe universel : ce qui, émané du Principe synthétique de l'Univers, crée et gouverne la Création et qui s'exprime par différents Aspects. (voir "Trois Grands Principes universels" ).

Profanation : action de violer le caractère sacré d'un lieu, d'une cérémonie ou d'un savoir qui a été transmis de manière confidentielle et sous serment de silence.

Profane : du latin "qui est devant le Temple". Qui est hors d'un lieu sacré et donc étranger à tout ce qui s'y passe. Qui n'a pas été initié à une Confrérie, à un Ordre Mystique ou à toute autre Mouvement Esotérique. Le contraire d'initié.

Puissances : agents par lesquels se manifeste le Principe universel de Volonté. (voir "Trois Grands Principes universels").

Puissance Divine : Principe universel suprême de Volonté et par lequel la Divinité se manifeste par l'émergence de l'Univers.

Pureté : qualité liée à l'Esprit par opposition à l'état de souillure liée à la matière.

Purification : but de l'action de procédés par lesquels les différentes sortes de matières composant respectivement le corps physique, le double éthérique, le corps astral et le corps mental d'un individu perdent leur densité et acquièrent ainsi, chacune sur son Plan, transparence et luminosité ; ce nouvel état permet, à l'individu concemé, une captation de l'Esprit qui l'habite.

Pythagore de Samos : philosophe et mathématicien grec du VIème siècle av. J.C. Il fonda à Crotone, en Sicile une Ecole au sein de laquelle ses disciples étaient initiés, en plusieurs étapes, à des Mystères révélant à ces derniers les secrets du fonctionnement de l'Univers. Par sa Doctrine ; d'une grande portée spirituelle, divulguée ultérieurement par Platon, il est considérée comme le Père de la Tradition occidentale.

Q

Qi (ou Ki) : énergie vitale de l'Univers parcourant tout être vivant. Correspond au Prânâ des Hindous. (voir le mot "Reiki").

Qi-Gong (ou Ki-Kong ou Chi-Kung) (Fu, en sous-entendu) : en chinois "réalisation parfaite de la circulation de l'énergie interne". Procédés par lesquels le Qi est mis en circulation dans le corps humain de manière à créer une harmonie entre l'Univers et l'homme, offrant ainsi à ce dernier une santé parfaite et un équilibre psychique et mental. (voir le mot "Reikï").

Quaternaire : ensemble conceptuel véhiculé par le Nombre Quatre, représenté par un Carré, symbole du Quatrième Principe universel. Par extension, toute chose ou tout être créé, portant une stabilité, une mesure et un poids, assujetti au temps et à l'espace.

Quatrième Principe universel : représente la Création, en tant que résultat de l'action respective et réciproque des Trois Grands Principes universels (Volonté-Amour-Intelligence). La Création (ou quatrième Principe) est gouvernée - outre les Trois Grands Principes susnommés - par quatre Principes subsidiaires (1- l'Harmonie à conquérir; 2- la Connaissance concrète; 3- l'Idéalisme; 4- l'Organisation de la Vie selon des Rites). L'ensemble 3 + 4 forme le Septénaire.

Quête : recherche en matière philosophique, mystique ou religieuse, impliquant un intense besoin spirituel et un idéal devant être atteint. Se dit de larecherche mystique fondant la Chevalerie occulte au Moyen-Age et retenant le Graal, comme support.

Quintessence : "la cinquième Essence". Principe Divin ou Esprit (l'Akâshâ), gouvernant les quatre Eléments.

R

Radiesthésie : du grec "sensibilité aux radiations". Etude relative à la faculté de capter, généralement au moyen d'un pendule (ou, pour les sourciers, d'une baguette de coudrier), les radiations qu'émettent les corps et les êtres humains afin de détecter soit leur localisation, s'ils sont cachés, soit quelque information particulière les concemant.

Reiki : énergie vitale universelle parcourant tous les êtres vivants et fondant une méthode de guérison, découverte par le docteur japonais Mikao Usui à la fin du XIX' s. sur la base d'un manuscrit de l'Inde, daté de près de 500 ans av. J.C. (voir le mot "Qi ou Ki").

Réincarnation : terme impropre tentant de définir le processus des renaissances. (voir le mot "renaissances" ).

Religion : du latin "relier". Ensemble de croyances, de dogmes et de pratiques cultuelles établissant les rapports de l'homme avec la Divinité (Monothéisme) ou les Principes universels (Polythéisme) par l'intermédiaire d'une caste sacerdotale dotée d'un statut particulier selon la Religion considérée. Chaque Religion devient telle par l'usage répété dans le temps de ce qui, à l'origine, était une croyance nouvelle, cette ancienneté lui donnant sa légitimité au regard des croyances surgissant au cours de l'Histoire. Pour la Tradition, une Religion n'est que la face exotérique, déformée et adaptée à la compréhension du plus grand nombre et dans un cadre socioculturel précis, de l'unique Religion-Sagesse.

Religion-Sagesse : expression définissant la Connaissance de l'Univers et de l'homme, unique en essence et en tout lieu, tenu secrète et parcimonieusement diffusée, racine de toutes les manifestations religieuses égrenées au cours de l'Histoire.

Renaissance : période de l'Histoire, comprenant les XIV' et XV' s. européens, qui opère une scission entre un passé entièrement soumis aux dictats de l'Eglise Catholique et nos Temps Modernes, ses héritiers. Epoque riche par la pénétration de la Sagesse Antique en Occident, par l'intermédiaire de l'Ecole de Florence et des Ecoles kabbalistiques provençales.

Renaissances : procédé réitéré par lequel l'Etre réel d'un individu (sa Triade Divine individuelle) s'approprie périodiquement d'un corps mental, d'un corps astral et d' un corps physique, pour naître en ce monde terrestre et y vivre des expériences contribuant à sa propre évolution. On parle du "cycle des renaissances" ou, en sanskrit, du Samsârâ.

Rite : du latin "cérémonie religieuse". Ensemhle de règles déterminant l'ordre cérémoniel adopté par une Religion ou un Mouvement Esotérique.

Rituel : du latin "cérémonie religieuse". Cérémonie effectuée dans le but d'établir un contact entre les êtres humains et les Principes universels et obéissant à un ordonnancement précis lequel relève de l'application des Lois universelles - manifestées par les Correspondances universelles - tant en ce qui conceme le lieu, l'officiant que l'assistance éventuelle.

Rose+Croix : (substantif) nom donné aux disciples d'un Adepte, Christian Rozenkreutz, enseignant secrètement l'Hermétisme en l'Allemagne et commençant à se révéler vers 1459. L'Ordre qui y fut fondé (et qui se manifesta par la célèbre Fama Fraternitatis datée de 1614 et publiée en Europe en plusieurs langues) sonna l'heure du réveil de l'Occident à la Sagesse Antique. La Doctrine, identique à celle des anciens Temples d'Egypte, s'est enrichie des apports kabbalistique florissant en pleine Renaissance et servit de fondement aux Ordres Initiatiques occidentaux à caractère théurgique. L'Ordre Hermétique de l'Aube Dorée ou Golden Dauwn procède de ce courant ainsi que différentes Sociétés Rosicruciennes (Rose Croix d'Or, Ancien et Mystique Ordre de la Rose Croix). Titre donné à un Adepte. Substantif féminin singulier : la Rose + Croix : symbole de la Tradition Hermétique de l'Occident à caractère alchimique, mystique et théurgique ; le signe + au lieu d'un trait d'union (lequel est considéré comme le signe moins : - ) lie ces deux mots pour montrer le sens actuel de l'évolution : la spiritualisation de l'Univers (+) et non plus la matérialisation de celui-ci (-)

Rosicrucien : qui suit les Enseignements de la Tradition Hermétique occidentale, tels qu'ils réapparurent en Occident à partir du XV' s, ; qui relève de la Rose + Croix.

Rûne : de l'ancien scandinave "signe sacré". Signe graphique de l'écriture sacrée des peuples germaniques du Nord de l'Europe (Grande Bretagne, Scandinavie, Islande), usitée officiellement entre le III' et le XVII' s. Le tracé de chaque signe ou Rûne, en reproduisant des circuits de forces, remplit une fonction magique. Rattaché au courant celto-norrois, la Tradition runique est, dans cette partie du monde, l'expression de la Tradition Esotérique.