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Intro

E

Eau : manifestation du Grand Principe universel oeuvrant dans la Création, appelé aussi Elément et représentant le Magnétisme universel. Manifeste le Grand Principe de l'Amour .

Ecole de Bagdad : école néoplatonicienne fondée à Bagdad en IX' s. par Tabit ben Qurra, disciple de l'Ecole d'Harrân. En son sein furent traduits les textes relatifs à la Sagesse Antique du grec et du syriaque en arabe et, le flambeau de la Doctrine Hermétique, put ainsi s'acheminer vers l'Andalousie musulmane d'où, enrichie des apports des Kabbalistes espagnols, elle apparut dans le Midi de la France pour s'unir finalement, lors de la Renaissance, à la résurgence de Pensée antique opérée par l'Ecole de Florence.

Ecole de Florence ou Académie de Florence : école platonicienne fondée à Florence en 1459 sur les Enseignements relatifs à la Sagesse Antique délivrés en 1439 par G. Gémisthe Pléthon, philosophe grec. Le mécène en fut Côme de Médicis qui fit traduire par Marcile Ficin et bien d'autres les textes grecs. Ce fut ainsi que reparut l'antique Lumière dans une Europe enténébrée par les dogmes ecclésiastiques et que surgit la Renaissance.

Ecole d'Harrân : école néoplatonicienne, fondée au VI' s. de notre ère par Simplikios, philosophe grec fuyant les Edits de Justinien 1er, Empereur de Byzance, lesquels interdirent définitivement la propagation du Paganisme. Située près de la frontière perse, l'ancienne Carrhae (en araméen Harrân), cette Ecole sauvegarda pendant cinq siècles le flamheau de la Sagesse Antique et permit ainsi sa transmission ultérieure à l'Occident.

Ecoles gnostiques : Ecoles philosophiques, métaphysiques et mystiques érigées avant J.C. et écloses tout au long des premiers siècles de l'ère chrétienne, qui puisent leur racine dans la Sagesse Antique. (Voir "Gnose" ).

Ecole Néoplatonicienne ou Ecole Eclectique : école enseignant le Néoplatonisme.

Ectoplasme : du grec "extériorisation du moule". Ecoulement, hors du double éthérique, de la substance éthérique; phénomène lié à l'exercice de la médiumnité.
Edda : nom de deux ouvrages de l'ancienne littérature islandaise (VII' XIII' s.) relatant sous forme mythique et symbolique la formation de l'Univers et l'émergence des êtres au sein de ce dernier.

Eden : de l'Hébreu "délice". Le Jardin de l'Eden, mentionné dans la Bible, représentant pour l'Esotérisme les Mondes spirituels et donc là où se perpétue l'Initiation authentique aux Mystères.

Ego : avec un "e" majuscule, voir Corps causal. Avec un "e" minuscule, la personnalité humaine, bâtie sur des schémas émotifs et mentaux tendant à conforter l'idée et la conscience d'être une existence séparée des autres existences au sein de l'Univers.

Egrégore : du grec "veiller". Selon certaines Doctrines kabbalistiques, ensemble formé par des Anges venus sur Terre pour veiller sur les êtres créés par Satan, (l'ère des géants, créatures dépourvue d'essence spirituelle) et pour réparer cette création méphitique. Masse énergétique formée des pensées et des émotions, émises par les membres d'un même groupe et ayant, selon la puissance accumulée, le pouvoir d'agir de manière occulte sur ces derniers. Les Egrégores peuvent être bénéfiques ou maléfiques selon les buts et la nature individuelle de chacun des membres formant un groupe.

Electricité universelle : Principe universel oeuvrant dans la Création, appelé aussi Elément Feu. Manifeste le Grand Principe universel de la Volonté. Expérimentée dans le monde matériel comme électricité.

Electromagnétisme individuel : résultat de l'interaction de l'Electricité et du Magnétisme universels au plan de l'être humain et formant la structure globale (ou l'anatornie occulte) de celui-ci.

Electromagnétisme universel : la Création (ainsi que tous les êtres qui y vivent) en tant que résultat de l'interaction (opérée sur des Schémas d'Harmonie) de l'Electricité universelle et du Magnétisme universel. Synonyme d'Action divine.

Elément : Principe universel oeuvrant dans la Création. Quatre Eléments, appelés le Feu, l'Air, l'Eau et la Terre, régis par un cinquième, la Quintessence ou Esprit, constituent l'Univers et tout ce qui y vit.

Elémental : Créature constituée d'un des quatre Eléments et évoluant au sein de ce dernier.

Elémentaire : création d'une entité, opérée dans les mondes invisibles par un être humain, de façon volontaire (par la mise en oeuvre de techniques magiques) ou involontaire (par le simple fait de ressasser la même pensée et la même émotion); l'élémentaire se charge de l'énergie mentale et astrale de l'être humain et finit par détenir certains pouvoirs d'action autonome sur l'environnement proche ou lointain de son créateur.

Emanation : ce qui procède de la Divinité ou Source-Première de l'Univers et manifeste, par une activité qui lui est propre, cette dernière: devient un Principe universel, créateur de l'Univers.

Energie vitale universelle : énergie de vie parcourant l'Univers et tous les êtres. Correspond au Prâna des Hindous.

Enochien : de Enoch, le personnage biblique. Qualifie le Langage divulgué très confidentiellement par John Dee, Astrologue anglais du XVI' s., appartenant à certaines Légions angéliques et dont le pouvoir est usité en Magie.

Entité : du latin "étant". Qui est dans l'Univers car ayant reçu la vie, de manière visible ou invisible. Se dit de tous les êtres mais plus particulièrement de ceux qui ne possèdent pas un corps physique, contrairement aux êtres humains qui en ont un pendant la durée de leur incarnation sur Terre.

Envieux : en Alchimie, se disait d'un auteur ou d'un texte qui falsitiait délibérément la divulgation des divers procédés permettant de réaliser l'Oeuvre afin de préserver celle-ci de la profanation; le contraire de charitable.

Esotérisme : du grec "qui est caché" par opposition à Exotérisme, "qui est connu". Ensemble, ainsi défini au XIX's., des Doctrines divulguant de manière secrète, cachée, les Connaissances relatives à l'Univers visible et invisible ainsi qu'à l'anatomie occulte de l'homme et les buts de l'évolution cyclique sur Terre de ce dernier. Cet ensemble était appelé dans l'Antiquité Doctrine secrète. Le sens actuel implique, de la part de celui qui s'y adonne, une quête sincère, sous-tendue par le désir de comprendre et d'évoluer spirituellement; il englobe, de plus, tout ce qui n'est pas étudié et reconnu soit par les Religions (dont l'enseignement est exotérique) soit par la science matérialiste de l'Occident. (Voir le mot "Occultisme").

Esprit : opposé à la densité matérielle. L'Essence absolue de tous les êtres. L'Aspect universel qui régit la Création dans ses Quatre Aspects appelés Eléments. S'agissant de l'être humain, ce terme est synonyme de Triade Divine individuelle.

Essénien : de l'hébreu "Asa": "guérisseur". Secte mystique, ayant vécu pendant plusieurs siècles en Palestine, notammcnt près de la Mer Morte et dont les membres étaient également des Thérapeutes. Leurs doctrines et certaines de leurs pratiques occultes, comme celle des Nazaréens, avaient de nombreux points communs avec celles des Bouddhistes. Il est rapporté que Jean le Baptiste et Jésus furent des Esséniens.

Ether : nom donné aux sous plans invisibles du Plan matériel et plus précisément au 4ème sous-plan de ce Plan, l'éther le plus dense, dans lequel circulent notamment les ondes sonores captées par les postes de radio.

Ethérique : relatif à l'Ether. Tout ce qui a trait aux quatre sous-plans invisibles du Plan physique.

Etre (l') : tend à définir Ce Qui est à l'origine de la Création et la Création elle-même.

Eveillé : qualité de celui qui s'est affranchi du long sommeil d'inconscience que constituent les multiples renaissances dans ce monde terrestre.

Evocation : appel lancé par un Mage, par des formes rituelles ou simplement par sa puissance mentale, à des Entités spirituelles à l'effet d'entrer en communication avec ces dernières. Suivi généralement du qualificatif magique.

Evolution ou évolution humaine : spiritualisation croissante de toutes les composantes de l'être suivie actuellement par l'homme.

Exotérique : du grec "qui est au dehors" et par opposition à ésotérique, "qui est caché". Ensemble des connaissances, des doctrines et des textes reconnus officiellement par la Science et par les Religions et divulgués au grand jour.

F

Fantôme : apparition d'un défunt sous l'aspect de son double éthérique ou, s'il s'est dégagé de ce dernier quelques temps après le décès, de son corps astral. Synonyme de revenant.

Feu : manifestation du Grand Principe universel oeuvrant dans la Création, appelé Elément et représentant l'Electricité universelle. Manifeste le Grand Principe de la Volonté.

Fils de Lumière : ceux et celles qui, à un certain moment de la longue Histoire de l'Atlantide, se sont adonnés aux forces du Bien, Emanations de l'Un, la Divinité de l'Univers, et ont agi en faveur de l'évolution humaine ; ils vainquirent, après un dur combat, les Fils de Bélial. Titre qui continue d'être donné à ceux et celles qui, ayant participé à ce combat et dans ce camp dans des incarnations passées, persistent encore dans leur oeuvre bienfaisante. Synonyme de "Fils de l'Un".

Fils des Ténèbres : ceux et celles qui, à un certain moment de la longue Histoire de l'Atlantide, se sont adonnés aux forces du Mal et ont agi contre l'évolution humaine; ils furent vaincus après avoir violemment combattu les Fils de l'Un. Titre qui continue d'être donné à ceux et celles qui, ayant participé à ce combat et dans ce camp dans des incarnations passées, persistent encore dans leur oeuvre malfaisante. Synonyme de "Fils de Bélial".

Force pourpre : force ignée, inhérente à la Substance universelle appelée " pourpre "; lorsqu'elle oeuvre à la matérialisation de l'Univers, elle se manifeste alors chez l'être humam notamment comme violence et pulsion sexuelle; son utilisation dans ce sens est considérée comme " mauvaise " car elle va à l'encontre du cycle actuel de 1'humanité (voir " spiritualisation de l'Univers ") : elle provoque la regression de la Conscience et, à terme, l'anihilation des composantes denses de l'être. Sa maîtrise - sa spiritualisation - engendre, au contraire, l'Eveil de la Conscience, l'illumination par l'Esprit, l'Immortalité et, en corollaire, le pouvoir sur tout ce qui est dans l'Univers ; dans ce cas, le symbolisme du " pourpre " est conservé en tant qu'expression de cette maîtrise.

Forces surnaturelles : forces nommées telles parce que la Science n'a pu les appréhender ; pour la Tradition, la Nature étant une, visible et invisible, ayant une face matérielle et une autre, immatérielle, aucune force ne peut être qualitiée de "surnaturelle".

Franc-Maçonnerie : fraternité qui, héritière des confréries initiatiques égyptiennes puis grecques et romaines quant-à "l'Art royal" qui était celui de savoir bâtir un Temple et une Cité; promulgue, notamment depuis le XVIII' s., l'Art de construire une société juste, dépourvue de tout système oppressif, tant politique que religieux, afin que l'être humain puisse s'épanouir en liberté, en créativité et en dignité; face à toutes les barbaries et à toutes les tentatives totalitaires, elle s'est érigée en mur défenseur des valeurs fondamentales qui constituent "l'humanité".

Fraternité : ensemble de personnes unies par la même Quête mystique, magique ou philosophique, à caractère confidentiel, dont l'accès est restreint et soumis généralement à une cooptation. Souvent suivi, dans ce sens, de l'adjectif "initiatique". Synonyme de Confrérie.

Fraternité de Lumière : ensemble constitué de ceux et celles qui, ayant atteint l'état d'Adepte, continuent de rester sur Terre, de manière très voilée, en étant incarnés ou non, afin d'aider l'Humanité à vaincre les forces du Mal et à accomplir ainsi son Cycle d'évolution. La Tradition rapporte qu'elle s'est créée en des temps immémoriaux à l'effet de sauver l'Humanité de la déchéance et que ceux, parmi ses Membres, qui se sont ouvertement manifestés au cours de l'Histoire, ont été diversement considérés comme des Avatars, des Prophètes, des Réformateurs religieux, des Fils de Dieu, etc. Synonyme de Confrérie des Adeptes, de Fraternité Transhimalayenne et de Grande Loge Blanche.

Fraternité Transhimalayenne : la Fraternité de Lumière. Ainsi appelée parce que ceux de ses Membres qui se sont fait quelque peu connaître résidaient au-delà de l'Himalaya.

Fréquence (vibratoire) : rythme scandant le mouvement des électrons.
(vibration) constitutifs d'une substance donnée; on parle de fréquence vibratoire astrale (relative au Plan astral) ou mentale (relative au Plan mental) aussi bien que de fréquence vibratoire d'un objet matériel précis.

Frère de Lumière : celui ou celle qui, en raison de sa qualité d'Adepte, appartient à la Fraternité de Lumière.

Frère de l'Ombre : celui ou celle qui, en raison de son adhésion au Mal, agit, de manière souvent invisible, en vue d'entraver l'évolution humaine.

G

Géobiologie : du grec: "l'étude de la vie de la Terre" . Etude de de la Terre quant à sa constitution visible (les strates minérales, les sources d'eau sous-terrestres, la position des forêts, des océans, des mers, des fleuves et des lacs) et invisible (les courants telluriques, les différentes ondes et catégories de magnétismes répertoriés) et de l'interaction de cet ensemble sur les êtres vivants.

Géomancie : en grec "divination grâce à la terre". Méthode de divination qui consiste à tracer des points sur une surface quelconque ou à jeter des cailloux sur terre et à déduire, d'après les figures construites, les réponses aux questions posées.

Gnose : en grec "connaissance". Connaissance portant sur la Divinité et les Réalités Divines et qui se présente, non pas comme un savoir livresque, mais comme une révélation intérieure qui permet de comprendre les Mystères de l'Univers et qui conduit, au moyen d'une ascèse et d'exercices magiques, l'homme à se libérer la condition d'être, enchaîné à la Terre. Fondement de la Sagesse Antique et substrat ésotérique de toutes les Religions orientales, bien antérieure donc au Christianisme, la Gnose s'est diversifiée selon les lieux de son éclosion successive : à Alexandrie, bâtie sur des matériaux hérités de la pensée pythagoricienne et platonicienne et enrichie des éléments liés à la Kabbale hébraïque, au Moyen-Orient, où elle s'est amalgamée au vieux fond du Savoir chaldéen. Elle continua d'irradier sur le Bassin méditerranéen dans les cinq premiers siècles de notre ère et atteignit la Galicie, en Espagne. Portant ombrage au Christianisme exotérique, elle fut frappée d'hérésie et sembla s'éteindre après le V's.

Gnose alexandrine : la Gnose professée à Alexandrie d'Egypte entre les deux premiers siècles av. J.C. et les cinq de notre ère.

Gnosticique : qui appartient au Gnosticisme.

Gnosticisme : Gnose chrétienne. La Gnose antique avec une redéfinition du Judaïsme et de la Mission du Christ; l'esclavage de l'homme dans sa condition matérielle sur Terre, voulu et créé par Jéhovah, le Dieu vengeur et vénérée par le peuple Juif, est anéanti, à terme, par la Rédemption du Christ, Messager de Mondes (transcendant celui, matériel, de Jéhovah), et qui montre le Chemin d'une libération par l'esprit. Cette appréhension philosophique et métaphysique est en parfaite conformité avec la spiritualisation de l'Univers à laquelle est lié à présent le parcours de l'Humanité.

Golden Dawn : de 1'anglais "Ordre Hermétique de l'Aube Dorée" . Ordre Initiatique à caractère mystique et magique fondé en 1888 par trois francs-maqons sur la base de documents rosicruciens dont certains auraient été donnés par une mystérieuse Anna Springel, personnage dont l'existence a depuis été contestée.

Graal : plusieurs étymologies possibles dont l'étymologie latine "qui a des degrés par lesquels on monte" ou bien du celte. Vase qui aurait servi à Jésus-Christ pour la Cène et dans lequel Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang qui coula de son flanc percé par le centurion. Par dérivation de son étymologique : symbole de l'Absolu spirituel chrétien, que l'on atteint par marche ascendante et dont la guête est poursuivie par les plus valeureux; s'est subrepticement glissé dans la Légende Arthurienne, d'essence originelle païenne, pour apparaître dans de nombreux romans de Chevalerie à partir des XII' s. et XIII' s.

Grand Oeuvre : en Alchimie, processus par lequel est obtenu, à partir d'une matière ou substance précise, (la matière première), ce qui permet ensuite de transmuter tous les métaux en or. Transmutation de l'être
même de l'Alchimiste dont la nature physique, psychique et mentale initiale constitue la matière première; celle-ci, soumise aux feux de la Purification par l'Esprit, accélère le processus d'évolution humaine et facilite la marche vers l'Adeptat.

Grand Principe universel : voir Trois Grands Principes universels.

Grande Fraternité Blanche : représentation spirituelle de l'ensemble que constituent tous les êtres humains oeuvrant consciemment ou inconsciemment pour le progrès et le bien de l'Humanité.

Grande Loge : une fédération de Loges.

Grande Loge Blanche : voir Fraternité de Lumière et Fraternité Transhimalayenne.

Graphologie : du grec "la science de l'écriture". Analyse de l'écriture manuscrite qui tend soit à identifier l'auteur d'un texte soit à déterminer sa personnalité et son caractère.

H

Harmonie : état résultant de l'action, selon la Loi des Nombres ou Arithmosophie, des Principes universels dans la Création, et se manifestant comme le Beau, le Bien et le Vrai, ces dernières valeurs donnant à toute créature le sentiment du Bonheur parfait.

Hérésie : du grec "choix". Doctrine qui, dans le cadre d'une Religion constituée, s'oppose aux dogmes de celle-ci. L'Esotérisme, en tant que substrat métaphysique de toutes les Religions, a toujours été considéré par les trois Religions monothéistes (Judaïsme, Chrisrianisme, Islam) comme une hérésie.

Hermès Trismégiste : en grec "le trois fois grand". Personnage mystérieux de l'Egypte ancienne qui fut assimilé au Dieu Thoth. Son nom servit à la formation de mots devant identifier l'Esotérisme et toute science cachée y afférant (Alchimie, Magie, etc.). Nom générique de nombreux écrivains grecs sur la Philosophie, l'Alchimie et la Métaphysique, scellant le fameux ouvrage appelé "Corpus herméticum".

Hermétisme : synonyme, pour l'Occident, de Doctrine Esotérique, de Doctrine Secrète, de Tradition ; a une connotation égypto-hellénique et hellénistique et implique non seulement une connaissance théorique mais également pratique (Alchimie, Théurgie, Médecine, etc.).

Hermétiste : celui qui s'adonne, tant par ses recherches intellectuelles que par une application pratique de celles-ci, à l'Hermétisme.

Hexagramme : voir Sceau de Salomon.

Hiérophante : en grec "celui qui explique les choses sacrées." Le Chef des Initiés. Titre appartenant aux plus hauts Adeptes dans les Temples de l'Antiquité. Titre donné au Chef de la Fraternité de Lumière.

Hésychiasme : du grec "la paix". Ecole spirituelle de l'Eglise Orthodoxe qui tend à conduire ses adeptes à l'anéantissement de l'égo dans l'Amour Divin et, par cette fusion subséquente, à la Connaissance de Dieu. Se fonde sur des pratiques ascétiques issues de la Spiritualité de l'Inde, réadaptées au Christianisme au IV' s, après J.C. par les Pères du désert de l'Egypte, et consistant en prosternations alliées à des exercices mentaux et respiratoires centrés sur le coeur et la répétition du nom de Jésus. A connu son âge d'or au Mont Athos, en Grèce au XIII' et XIV' s., Grégoire Palamas en étant le représentant le plus fameux. Une actualisation de cette Ecole se produisit au XIX's. grâce au renouveau de la spiritualité et de la mystique russe, par l'exemple notamment du célèbre moine, Séraphin de Sarov. Apparenté au Soufisme (mais en excluant les exercices liés au diaphragme) et au Bakhti Yoga.

Hînayâna : en sanskrit "Petit Véhicule". Enseignements fondamentaux du Bouddhisme permettant à l'adepte (le Shravâka) de réaliser la dissolution de sa nature inférieure et égoïste et d'atteindre un stade de pureté et d'ouverture sur l'Univers (le stade d'Arhat) ; peuvent ensuite être abordées d'autres étapes enseignées par le Mahâyâna et le Vajrâyâna.

Hindouïsme : terme dérivé de la nomenclature musulmane désignant la Religion pratiquée par la majorité des habitants de l'Inde. Les Hindous se qualifient eux-mêmes d'adeptes du Sanâtana Dharma, "La Loi cosmique universelle sans origine déterminée". Héritier authentique des premiers envahisseurs aryens, les Aryas, l'Hindouisme s'organise autour d'une "Révélation" exprimée dans des textes sacrés comprenant les Védas et les Upanishads. Dans son aspect ésotérique, il est la Mère de la Tradition Occidentale, qui s'est formée grâce au cheminement de son contenu en Mésopotamie, en Egypte, en Grèce.

Humanité : avec un "h" majuscule, ensemble des êtres humains considéré comme un être collectif quant-à sa condition, son état de développement à un moment donné du cycle des civilisations et le but de sont évolution.

I

Immortalité : attribut de ce qui ne meurt pas. Se dit de la nature essentielle de l'Esprit investissant l'être humain ou Triade Divine individuelle.

Incarnation : litt. "être dans la chair". Etat dans lequel se trouve périodiquement un être lorsqu'il prend un corps de chair et naît pour vivre sur Terre.

Individualité : voir Triade Divine individuelle.

Initiation : du latin "introduire": cérémonie mystique et magique ayant cours dans les Temples de l'Antiquité et par laquelle le candidat était introduit à certains aspects de la Connaissance de l'Univers visible et invisible et de l'homme (les Mystères). Cérémonie à même finalité pratiquée dans les Ordres Initiatiques occidentaux ou orientaux (qui s'appelle alors "Abisheka").

Initié : qui a reçu une Initiation.

Intégrisme : attitude adoptée, au sein d'une Religion donnée, aux fins de marquer une opposition farouche à toute évolution que les conditions socio-culturelles en vigueur exigent pour la survie même de cette Religion ; ses corollaires sont l'intransigeance et la violence.

Intelligence : un des Trois Grands Principes universels par lesquels l'Univers est créé. Son principal attribut est le concept de Créativité.

Invisible : ce qui ne peut pas être capté par les cinq sens physiques de l'homme; se dit des Plans existant au-delà du Plan physique dont une partie est la seule que connaissent la majorité des êtres humains.

Invocation : prière adressée à la Divinité ou aux diverses Emanations de Celle-ci (notamment les Anges) dans un but donné.

lnvolution : matérialisation croissante de toutes les composantes de l'être; cycle de cette tendance suivi aujourd'hui par certains éléments de la Nature mais pas par l'homme.

Islam : en arabe "soumission à la Volonté de Dieu". Religion monothéiste, issue du Message apporté par Mahomet, appelé le Prophète, au peuple d'Arabie au VII' s. ap. J.C. et fondée sur des révélations fragmentaires et successives faites par l'Archange Gabriel (Djabra'ïl); celle-ci forment le Coran. Plus qu'une Religion, l'Islam est une Loi qui règle tous les comportements sociaux et familiaux de ses affidés, les Musulmans.

J

Jésus : forme grecque du nom hébreu Yéshoua signifiant "Dieu sauve". Personnage dont la naissance est présumée en l'an 748 de Rome (5 ans av. J.C.) et supplicié sous Tibère en Judée vers l'an 28, le l4 de Nizan (le 7 avril). Il tenta vigoureusement de réformer le Judaïsme en conséquence de quoi il fut livré par ses coreligionnaires à la justice pénale romaine afin d'être mis à mort. Essénien et Nazar aussi de son état, il voulut, selon la Tradition, divulguer aux masses les rudiments de la Sagesse Antique, à laquelle il avait lui-même été totalement initié, ainsi que les Mystères mineurs, incitant les hommes à oeuvrer selon le Principe universel de l'Amour. Ses disciples divulguèrent de manières diverses ses Enseignements lesquels devinrent par l'intermédiaire de Saül, qui adopta par la suite le nom de Paul, les éléments fondateurs de la Doctrine qui devait donner naissance, dans les siècles suivants, au Christianisme. Considéré comme l'Incamation de Dieu sur Terre, il est, pour la Tradition, le Canal et l'expression momentanée du Christ sur Terre.

Judaïsme : Religion monothéiste du peuple descendant symboliquement d'Abraham qui s'est instalié, après des tribulations et vers le XIII' s. av. J.C., en Palestine, qui fut instruit par Moïse et dont le livre sacré est la Bible.

Kabbale : en hébreu "Tradition reçue". Nom donnée au XII' s. par des Esotéristes Juifs vivant en Espagne à la Connaissance théorique et pratique (magique) relative à la formation de l'Univers, des différents Mondes et êtres y évoluant. Cet Enseignement, qui se judaïsa au cours de l'Histoire, puise ses origines dans la Tradition Secrète de la Chaldée et antérieurement à celle de l'Inde du nord-est, l'antique Bactriane

Kanjur : ensemble d'ouvrages bouddhiques, dits "la parole du Bouddha", faisant partie du Canon sacré des Tibétains, constitué de 108 volumes et comprenant notamment, dans la partie des Enseignements magiques, les livres, si contestés jusqu'à une période récente, appelés Kiu-té.

Karma : en sanskrit "action". Loi par laquelle une cause est reliée à son effet ; elle gouverne tout ce qui a une existence dans l'Univers et détermine ainsi, en ce qui concerne l'être humain, tout ce qui caractérise sa vie ; celle-ci est donc conforme (en rétribution ou en récompense) aux actes, aux sentiments et aux pensées, bons ou mauvais, commis aussi bien dans sa vie présente que dans ses vies passées. Concept qui s'inscrit dans le phénomène de la Réincarnation.

Kiu-Té : ensemble d'ouvrages occultes, comprenant 35 volumes d'enseignement exotérique et 7 de nature ésotérique (les 7 livres sacrés), relatifs aux Origines de l'Univers et de l'homme et à des techniques magiques de nature spirituelle. Détenus au Tibet depuis des temps antédiluviens, leur rédaction actuelle date de ces dix derniers siècles. H.P. Blavatsky s'y est longuement référée et par là-même a fait connaître leur existence ; toutefois, celle-ci a été contestée par les Occidentaux jusqu'en 1981, date à laquelle ils furent identifiés par le Tibétologue David Reigle : ils se sont révélés bien faire partie des Enseignements tantriques (magiques) inclus dans le Kanjur.

Kundalînî (sakti) : en sanskrit : "la puissance de vie". Une des Trois Grandes Forces de la Nature, circulant aussi bien dans l'Univers que dans l'homme et dont le siège est, en ce qui conceme celui-ci, dans le Centre (Chakra) coccygien ; son éveil et son élancement brutal dans tous les corps subtils provoquent la manifestation de pouvoirs immenses et, lorsqu'est atteint, sans avoir produit des dégâts, le Centre (Chakra) coronal, situé au dessus de la tête, surviennent l'Illumination consciente et la Libération du cycle des renaissances.