E à K
L à R
S à Z
Intro

A

Abhidharma : en sanskrit "la Loi (dharma) qui va au-delà (abhi) de la Loi" ; troisième section, de nature philosophique et métaphysique, du Canon bouddhique appelé Tri-Pitaka. Des enseignements de l'Abhidharma sont issues les bases doctrinales du Mahâyâna.

Adepte : personne qui adhère à une doctrine philosophique ou à une religion. Avec un "a" majuscule, ce terme définit aujourd'hui celui ou celle qui, ayant parfaitement maîtrisé sa propre nature humaine et animale, a développé des qualités de Compassion et de Compréhension telles qu'il ne peut plus être considéré comme un simple être humain. Synonyme de Maître de Sagesse.

Adeptat :
état de celui qui est devenu un Adepte.

Agapes :
banquets d'amitié qui se tenaient dans 1'Antiquité après la célébration de cérémonies religieusess ou initiatiques ; cette tradition est toujours observée dans la plupart des Fraternités Initiatiques.

Agartha :
nom donné à l'Assemblée symbolique des Adeptes veillant avec compassion sur l'évolution humaine. Voir Shambhala.

Akâsa ou Akâsha :
Principe synthétique universel. Essence subtile immatérielle et spirituelle qui pénètre l'espace et de laquelle sont issus les quatre Principes universels (les Quatre Eléments) devant créer les galaxies et tout ce qui est dans l'Univers. Synonyme de Quintessence ou d'Esprit.

Air :
manifestation d'un des Quatre Principes universels oeuvrant dans la Création, appelé aussi Elément et représentant l'Equilibre universel entre les Forces en activité. Manifeste le Grand Principe universel Intelligence. (Voir Trois Grands Principes universels).

Alchimie :
de l'arabe "el" (la) et "Khémit" (la terre noire : nom donné à l'Egypte et peut-être allusion à l'état de souillure dans lequel se trouve la matière première utilisée dans cet Art) ; antiques art et science, connus en Chine, en Inde, en Mésopotamie et en Egypte avant de pénétrer en Grèce, et reproduisant par des procédés gardés secrets l'Oeuvre de la Nature afin de transmuter une substance en son état d'achèvement par accélération de son processus d'évolution ; ainsi le plomb ou tout autre métal impur peut-il devenir de l'or. En accomplissant cette Oeuvre, l'Alchimiste transmute sa propre nature et, d'impure, il la rend susceptible de devenir le digne Réceptacle des Forces Divines.

Alexandrie ou Ecole d'Alexandrie :
école philosophique réunissant des savants, des mathématiciens, de physiciens, des astronomes, des astrologues, des théurges et des mystiques dans cette ville fondée en 332 av. J.C, par Alexandre le Grand à l'ouest du Delta du Nil, en Egypte. Renommée pour sa célèbre bibliothèque qui, par ses 700 000 rouleaux et plus, contenait tout le savoir antique, elle eut une véritable Académie des Sciences, connue sous le nom de Musée ; elle donna notamment Euclide (le père de la Géométrie de ce nom), Appolonius de Perga (auteur du Traité sur les sections coniques), Hérophile et Erasistrate (les anatomistes), Théon (le mathématicien), Hypatie (mathématicienne et théurge), etc. Elle devint encore plus fameuse pour son Ecole Néo Platonicienne ou Ecole de Théosophie éclectique et fut la mère des plus grandes Ecoles Gnostiques et le centre le plus éclatant de savoir et de sagesse que le monde méditerranéen ait jamais connu. Attaquée par le Christianisme naissant dès la fin du IVe siècle, elle fut définitivement éteinte au VIe siècle.

Ame :
au sens général, partie spirituelle et immortelle de l'être humain, liée pendant une incarnation, mais en même temps opposée, au corps physique, lequel relève de la nature physique, animale et mortelle. Au sens plus spécifique, partie subtile et donc invisible de l'anatomie occulte de l'homme, appelée également Ego ou Corps causal, constituant le lien entre l'Esprit (Triade Divine individuelle) et la Personnalité humaine.

Ame Universelle :
dénomination, selon la Tradition de l'Occident, de l'Essence Universelle constituant la racine de toute chose, de tout ce qui est dans 1'Univers. Synonyme d'Alaya, selon le registre bouddhique du Grand Véhicule.

Amour : un des Trois Grands Principes universels par lesquels l'Univers est créé. Caractérise le Logos Solaire. A pour corollaire le concept de Vie et de synthèse de la Conscience.

Anatomie occulte : expression définissant la structure invisible de l'être humain quant-à ses différents corps et centres (chakras) immatériels et à la circulation de diverses énergies dans ces demiers.

Ancien Testament : ensemble constitué de trois parties formant la Bible, livre sacré des Israélites ; il s'agit de l'Ancienne Alliance, ainsi nommée par les Chrétiens pour la distinguer de la Nouvelle Alliance, celle que proposent les Evangiles.

Ange : en grec "messager". Emanation de la Divinité, canalisant une Force liée à un Aspect universel et rendant possible, l'action divine dans l'Univers et sur tout ce qui existe ; terme issu du vocabulaire gnostique.

Ange gardien : selon la Religion chrétienne, Emanation Divine préposée à la protection de chaque être humain. Selon la Tradition Esotérique, deux sens : l - Emanation Divine pouvant influencer favorablement l'être humain qui le sollicite dans la mesure où cette demande est formulée aux heures et jours gouvernés par cette Emanation ; 2 - Ame, Ego ou Corps Causal.

Angélologie : du grec "l'étude des Anges". Etude de l'ensemble des êtres que sont les Anges, des relations hiérarchiques établies entre eux, des modalités de contact offertes aux êtres humains et, enfin, des noms sacrés qui révèlent la nature de l'Aspect divin canalisé par chacun d'eux. (Voir le mot "Evocation").

Anthropomorphisme : du grec "qui modèle sa forme sur celle de l'homme". Tendance à attribuer à la Divinité les traits tant mentaux, émotifs que physiques caractérisant l'homme (sentiments, passions, actes) afin d'affirmer le concept d'une Existence particulière, séparée de la Création (le Père barbu assis sur un nuage), vivant hors de celle-ci et donc aussi hors de l'être humain ; les Religions monothéistes tendent à offrir à leurs affidés, du moins en ce qui concerne leur divulgation , exotérique, cette perception de la Divinité.

Anthropogénèse : en grec "la naissance de l'homme". Etude des processus métaphysiques puis physiques par lesquels l'espèce humaine émergea sur Terre.

Anthroposophie : en grec "la sagesse de l'homme". Ecole philosophique crée par Rudolf Steiner, Mystique et Théosophe allemand du XX' s.

Apocryphe : du grec caché. Se dit des Textes sacrés non reconnus, par les Doctrines exotériques, involontairement (par méconnaissance de leur existence) ou volontairement (pour les préserver du regard profane ou pour accroître, par cette soustraction, un pouvoir sur les masses maintenues dans l'ignorance).

Archange : du grec "le messager en chef. Emanation divine, rendant possible l'Action Divine dans l'Univers, canalisant un Aspect divin et l'ayant sous ses ordres des Anges lesquels sont organisés en Légions.

Aryavârta : du sanskrit "la tene des Aryas". Nom donné à l'antique Bactriane et, de manière emblématique, à toute la Connaissance et à la Sagesse qui fondèrent la Civilisation Indo-Européenne.

Arithmosophie : en grec "la sagesse des nombres". Etude des Nombres en tant que canaux des Principes universels. Bien que depuis longtemps en vigueur en Chine, en Inde, en Chaldée et en Egypte, elle fut transmise à l'Occident à partir des Enseignements de Pythagore de Samos. L'agencement des nombres produit, selon cette Science, des effets invisibles sur ce qu'ils caractérisent. En corollaire, un art divinatoire s'appuie sur cette étude : chaque lettre correspondant à un Nombre, un mot réunit un total numérique porteur d'une action et d'une signification occultes.

Arts divinatoires : techniques particulières (tarots, cartes, boule de cristal, Yi-king, géomancie, astrologie...) mises en oeuvre à l'effet de connaître l'avenir et nécessitant le développement de capacités supra-sensorielles.

Aspect : en Astrologie, relations diverses qui s'établissent entre les corps célestes (planètes, le soleil, la lune) ainsi qu'entre ceux-ci et différents points importants d'un thème astrologique (noeuds lunaires, milieu du ciel, ascendant). En Cosmogénèse, une des multiples modalités d'expression d'un Principe universel.

Astral : qui qualifie le Plan des émotions. Nom donné à ce Plan.

Astrologie : du grec "l'étude des astres". Etude, dans le cadre du Zodiaque, de l'influence des astres sur la destinée humaine et collective. Cette approche particulière du devenir de l'homme au regard des étoiles fut d'abord - sans toutefois considérer l'Astrologie en Inde ou en Chine - un système religieux (IIIème millénaire av.J.C. à Sumer puis Babylone, en Mésopotamie) avant de définir un concept cosmogonique et une pensée philosophique et scientifique (dès le VIéme s. av. J.C. en Grèce) ; elle devint, au IIéme s. de l'ère chrétienne, une présentation amalgamant les éléments appartenant aux diverses Astrologies archaïques et qui nous fut transmise par C. Ptolémée, savant grec de l'Ecole d'Alexandrie ; elle fut qualifiée de "classique" ou "savante". Cette demière n'est encore que l'aspect ésotérique, et donc profane, de l'ésotérisme pythagoricien.

Astrologie karmique : cette même étude qui tient compte de l'influences des agissements commis dans les vies passée de l'individu pour déterminer sa destinée présente et les buts, considérés au plan spirituel et évolutif, de son incarnation actuelle.

Astrologie holistique : du grec "Astrologie de la Totalité". Apparentée à l'Astrologie karmique en ce qu'elle considère l'homme comme faisant partie du Tout universel lequel soumet celui-ci à une nécessité d'évoluer par une amélioration constante de son être, opérée d'incarnation en incarnation.

Atlantis ou Atlantide : continent qui s'est englouti progressivement dans l'Océan Atlantique, qui fut le lieu d'un combat que la Tradition rapporte sous l'expression de "La Guerre des Fils de l'Un contre les Fils de Bélial", et dont la demière île fut submergée il y a près de 11.000 ans ; cette date s'accorde avec les calculs effectués à partir des données livrées par Platon dans Le Timée.

Au-delà : expression décrivant le ou les mondes invisibles et non facilement perçus à partir du monde matériel.

Aura : effluve énergétique émanant de tous les corps et de tous les objets ; terme qui caractérise l'émanation aussi bien vitale ("aura éthérique"), émotive("aura astrale") qu'intellectuelle ("aura mentale").

Avatar : du sanskrit "descente vers le bas". Se dit de l'incarnation sur Terre d'un être ayant atteint au moins l'état d'Adepte et qui vient aider l'Humanité. Celui qui, dans cette situation, canalise tel Principe universel ; un Avatar de Vishnou : celui qui canalise le Principe (l'Amour) que représente symboliquement Vishnou.

Ayurvéda : en sanskrit "la connaissance de la vie". Médecine ancienne de l'Inde dont la connaissance provient de l'Upa Veda, une des branches de 1'Atharva Veda, celui-ci étant un des quatre grands textes composant les Védas.

B

Bactriane : ancienne contrée d'Asie comprenant le nord-est de l'Inde, le nord de l'Iran et de l'Aphganistan actuels. Lieu où, selon la Tradition, les Aryas, les Fils de Lumière, pères de la race indo- européenne, émigrèrent après un long périple par le nord de l'Europe.

Beau (le), le Bien et le Vrai : trilogie fondamentale - appelée, dans d'autres courants métaphysiques "Triade Supérieure", "Sainte Trinité", etc. - selon laquelle l'Univers se crée et se meut et qui révèle le but de toute existence ; expression en termes notamment platoniciens de cette trilogie et fondant toute la Sagesse Antique.

Bible : en grec "le livre". Livre sacré des Israélites comprenant trois parties : 1 - le Pentateuque (Loi de Moïse ou Torah qui est la plus importante), 2 - les Prophètes (les Nebiim), 3 - les Ecritures saintes (les Kétoubim). Il existe aussi une Loi orale (la Mishna) que la tradition fait remonter à Moïse ; des commentaires en furent fait (les Gemara) et ceux- ci, avec la Mishna, forment le Talmud. Constitue l'Ancien Testament des Chrétiens.

Bien : Principe synthétique universel, synonyme de Lumière, d'Amour, d'Intelligence et de Conscience. Opposé à ce qui n'est que son altération et qui est appelé "mal".

Blanc : sens dérivé, non d'une connotation raciale, mais des attributs de la Lumière, synonyme de bon, et caractérisant, en parfaite conformité au but actuel du cycle humain, l'évolution ou spiritualisation de l'Univers. Dans le contexte actuel de l'expression de l'Esotérisme, ce mot qualifie le respect de la dignité et de la liberté humaine, dans un esprit de fratemité (antiracisme) et de tolérance (antifanatisme).

Bodhisattva : en sanskrit : "Celui dont l'Essence (Sattva) est devenue Intelligence (Bodhi)" ; ceux qui ne nécessitent que d'une incarnation pour atteindre l'état de Parfait Eveillé (Bouddha). Etape, dans la Voie bouddhique du Mahâyâna, lors de laquelle est fait le voeu d'oeuvrer au salut du monde et qui permet à terme de réaliser réellement cet état.

Bon : conforme au Bien ; en ce qui conceme l'être humain, celui qui, par la maîtrise sur ses passions et ses désirs matériels et par un développement de sa réflexion philosophique et métaphysique, tend à suivre le cours de l'évolution, en parfaite conformité avec le cycle humain lequel s'achemine vers une spiritualisation de toutes les composantes de l'être.

Bouddha : titre donné à celui qui, par ses efforts en de multiples vies, a acquis une totale Libération de la nécessité des renaissances et a atteint un état de Perfection et de Sagesse dans la plus grande Compassion ; devenu ainsi, il est éveillé. Le plus célèbre et auquel se réfère le Bouddhisme, en tant que philosophie actuellement connue, est un prince indien de la lignée des Gautama qui naquit en 542 av. J.C. dans la tribu des Sâkya, à Kapilavastu (au nord de Bénarès) ; après avoir diffusé son Enseignement métaphysique et philosophique (voir Bouddhisme), il quitta ce monde physique en 461 av. J.C.

Bouddhisme : doctrine philosophique et métaphysique issue des enseignements de Gautama dit Le Bouddha, divulgués en Inde au VI's. av. J. C au cours de Trois Cycles de diffusion et tendant à inciter les hommes à se libérer de leur condition misérable et de mettre fin au cycle des renaissances (Samsâra); ces Trois Cycles constituent respectivement la base philosophique et pratique de ce qui devint ultérieurement les Voies bouddhiques appelées le Hinayâna, le Mahayâna et le Vajrayâna. Ayant initialement pour but de réformer le Brahmanisme dont les Textes étaient, déjà à cette époque, pervertis par une interprétation abusive et une conduite inadéquate de la part des Brahmanes, cette doctrine put difficilement s'implanter en Inde. Elle devint par la suite une Religion, suivie dans le sud de 1'Inde, à Ceylan (la Voie du Petit Véhicule, le Hînayâna, de nature exotérique), dans le sud-est asiatique mais surtout au Népal, au Tibet et en Chine (le Grand Véhicule, le Mahâyâna, de nature ésotérique).

Brahma ou Brahman : en sanskrit (nom neutre) "la Puissance d'une nature liée au Verbe". Principe synthétique universel duquel est issu un autre Principe universel, de nature créatrice et masculine (on écrit alors "Brahmâ, nom masculin) ; correspond au Saint-Esprit de la Sainte Trinité chrétienne.

Brahmanisme : doctrine métaphysique et philosophique de l'Inde fondée sur la considération du Principe, signifié par le mot "Brahma", ainsi que sur l'expression triple de celui-ci : Shiva, Vishnou et Brahmâ (cette demière équivalant à la Triade Supérieure des Kabbalistes et à la Sainte Trinité des Chrétiens). Elle fut perpétuée à ce jour dans ce qui est appelé l'Hindouisme. Comme la plupart des doctrines métaphysiques anciennes, le Brahmanisme symbolise les Principes et Aspects universels par des Déités donnant ainsi l'apparence d'un polythéisme anarchique totalement incompréhensible, selon le point de vue exotérique, pour les Occidentaux.

C

Cabale : (ayant à l'initiale un "c") : Kabbale chrétienne ; ensemble des doctrines kabbalistiques traditionnelles que les Hermétistes de la Renaissance ont complétées par la reconnaissance de la Divinité du Christ ; terme ainsi écrit, par souci d'opérer cette distinction.

Canon bouddhique : règle du Bouddhisme, appelée Tri-Pitaka (les Trois Corbeilles) car composée de trois sections dont la troisième est de nature philosophique et métaphysique. Il contient les paroles écrites par les anciens sages à destination de tous (sens exotérique) alors que sont absents les Enseignements réellement ésotériques du Bouddha, transmis à ce jour "de bouche à oreille", de Maître à Disciple.

Canon sacré des Tibétains : Règle du Bouddhisme adoptée par le Tibet, constitué d'un ensemble de 1707 ouvrages distincts divisé en deux séries d'enseignements : l - le Kanjur ; 2 - le Tanjur.

Cartes : jeu réunissant des petits cartons rectangulaires portant chacun sur une face des figures symboliques, issues du Tarot traditionnel ; généralement utilisées en tant qu'instrument de divination.

Catharisme : du grec "pur". Doctrine métaphysique, héritière de l'antique Gnose alexandrine - notamment en ce que celle-ci enseigne sur la présence du "mal" dans la condition terrestre des êtres humains - et bénéficiant de l'apport des doctrines druidiques et des textes gnosticiques apocryphes ; elle naquit en Europe à la fin du XII's., tentant de réintroduire dans le Chrisrianisme tout ce que ce demier avait altéré de la Sagesse Antique ; frappé d'hérésie par l'Eglise, il finit - du moins dans son expression officielle - sur les bûchers tragiques de Montségur en 1244.

Catholicisme : du grec "universel". Caractère que s'est attribué le Christianisme à partir du Concile de Constantinople (en 381) tendant à qualifier "l'Eglise du Christ". Toutefois, après le Schisme de Michel Kéroularios, Patriarche de Constantinople, en 1054, qui marqua - outre les divergences doctrinales - la fin de la soumission de nombreuses Eglises d'Orient au Pape romain, l'Eglise romaine prétendit être la seule à représenter "l'Eglise du Christ sur Terre"; le qualificatif "catholique" consacre depuis lors cette scission en distinguant le Christianisme occidental dont la hiérarchie sacerdotale obéit au Pape (le Catholicisme), face à "l'Eglise Grecque" qui reste dans "la Voie droite", 1'0rthodoxie, et aux "Protestants" qui se sont libérés du joug romain depuis la Réforme.

Celtes : peuple dont l'origine historique, déterminée à 1800 av. J.C. dans le Sud de l'Allemagne et en Europe centrale, semble remonter à une antériorité multimillénaire. Il colonisa une grande partie de la Gaule, de l'Espagne et d'Afrique du Nord. Sa doctrine philosophique et religieuse se dénomme tant "Celtisme" que "Druidisme".

Chakra : en sanskrit Roue. Centre énergétique vibrant à la manière d'une roue et faisant partie de l'anatomie occulte de l'homme.

Channeling : de l'anglais "canal". Captation de divers êtres peuplant les mondes de l'Au-delà et de leurs messages ; assujettie à tous les aléas inhérents à cetype de communication, la véracité des informations recueillies selon cette méthode dépend de la qualité des corps subtils et de l'évolution spirituelle de celui qui la met en oeuvre.

Charitable : en Alchimie, se disait d'un écrivain ou d'un texte qui, bien que cachant la plupart du temps les manipulations nécessaires à l'élaboration de l'Oeuvre en falsifiant délibérément la divulgation, offrait au lecteur, par charité, çà et là, quelques informations précieuses et dépourvues d'altérations ; le contraire d'envieux.

Chiromancie : procédé de divination fondé sur l'interprétation utilisant les lignes tracées dans la paume de chaque main ainsi que la forme de celle-ci.

Christ : en grec "Oint". Mot utilisé dès le V's. av. J.C. pour désigner un "Prophète". Titre que recevait celui qui avait atteint l'Adeptat, notamment au seindes Mystères. Celui qui canalise le Principe Divin d'Amour. Titre donné par la Tradition à Jésus en raison de sa Mission.

Christianisme : Religion bâtie à partir du milieu du Ier s. ap. J.C., et notamment par Saint Paul, sur les Enseignements exotériques de Jésus, fondés principalement sur la divulgation du Principe universel d'Amour, et qui, tout en s'étant appropriés de nombreux Principes, symboles et Rites appartenant au Paganisme, a totalement renié ses sources premières.

Chromothérapie : du grec "le soin par la couleur". Méthode thérapeutique fondée sur l'utilisation des couleurs.

Ciel : terme général symholisant les mondes immatériels, spirituels, de l'Au-Delà, par opposition à ici-bas, au monde matériel et terrestre.

Confrérie : voir Fraternité.

Confrérie des Adeptes : voir Fraternité de Lumière.

Connaissance primordiale ou Connaissance secrète : voir Tradition.

Conscience : état de l'Etre constituant le but de l'émergence de l'Univers et, en conséquence, de l'évolution de tous les êtres venus à l'existence en son sein.

Contemplalion : état de conscience atteint par la pratique de la Méditation et dans lequel chaque chose et chaque être sont perqus, non pas en tant qu'entités diverses - convergentes ou divergentes - mais dans les multiples interconnexions prévalant entre elles au sein de l'Univers.

Corps astral (de l'homme) : corps formé de la substame appartenant au Plan astral dont la fonction est de capter et d'émettre les émotions et les sentiments.

Corps causal (de l'homme) ou Ego : corps formé de la substance appartenant aux trois sous-plans supérieurs du Plan mental dont la fonction est la captation et l'émission de pensées de nature philosophique et abstraite ; il est aussi le lien entre les principes spirituels de l'homrne et les corps subtils formant sa personnalité.

Corps mental (de l'homme) : corps fomé de la substance appartenant aux quatre sous-plans inférieurs du Plan mental dont la fonction est de capter et d'émettre les pensées de nature concrète.

Corps physique (de l'homme) : corps formé de la substance des trois sous-plans inférieurs (les solides, les liquides et les gazeux) du Plan physique.

Corps subtils (de l'homme) : corps formé d'une substance invisible appartenant à un des Plans de l'Univers et faisant partie de l'anatomie occulte de l'homme.

Correspondances universelles : similitude énergétique établie entre les Principes universels et tout ce qui, dans la Création, dépend respectivement de chacun d'eux. La connaissance des liens unissant ainsi tout ce qui existe dans l'Univers est enseignée par la Doctrine Esotérique ; elle permet de comprendre l'organisation minutieuse des forces cosmiques et donc d'agir en vue d'une amélioration tant de soi-même que de l'environnement humain.

Cosmos : en grec "ordre" et par extension de sens "ornement" et "gloire". Pour la Science, l'Univers matériel (la Terre et tous les corps célestes) accessibles aux cinq sens de l'homme ou captables par des appareils spécifiques. Selon la Tradition, fidèle à l'étymoIogie complète de ce mot : l'Univers visible et invisible, fonctionnant selon des Principes déterminant un "Ordre" et établissant une "Harmonie" telle que la Création devient un "Ornement" lequel manifeste la "Gloire" du Créateur.

Cosmogénèse : en grec "la naissance de l'Univers." Etude des processus métaphysiques puis physiques par lesquels émergea l'Univers.

Création : résultat de l'action de Pincipes universels auquels appartiennent les Mondes (Galaxies, systèmes solaires, planètes) et les êtres des différents règnes de la Nature.

Croix : symbole universel ayant reçu divers additifs et représentant les quatre Eléments actifs notamment dans la matière ; adoptée par les premiers Chrétiens pour ce symbolisme originel et en raison du supplice de Jésus.

D

Dalaï-Lama : du mongol (talaï = océan de Sagesse) et du tihétain (blama = Maître). Chef suprême temporel et spirituel du Tibet.

Dédoublement : état de celui qui quitte, consciemment ou inconsciemment, son corps physique pour ne s'exprimer que dans son double éthérique (dédoublement éthérique) ou dans son corps astral (dédoublement astral).

Déités : synonyme de Dieux.

Dieu : synonyme de Divinité. Terme qui, dans les Religions monotliéistes s'est teinté d'anthropomorphisrne pour tenter de nommer l'Origine et Ce Qui gouverne toute chose dans l'Univers. Insiste sur la séparativité prévalant entre l'Etre Divin et ses créatures.

Dieux : terme signifiant la représentation symbolique aussi bien les Grands Principes universels que les différents Aspects par lesquels ils s'exprirnent.

Divination : capacité de connaître ce qui est communément caché aux hommes, tant en ce qui concerne le passé, le présent se déroulant au loin que l'avenir. Sens usité surtout pour appréhender le futur.

Divinité : ce qui engendre, gouverne et absorbe tous les Grands Principes contribuant à la Création de l'Univers et de la vie tout en étant cet Univers et cette vie. Terme qui insiste sur un Absolu abstrait, dépourvu de la tentation d'anthropomorphisme. Synonyme de Cela Qui est, l'Etre, l'Unique, l'Un.

Dharma : en sanskrit "la Loi sacrée". L'Ordre et l'Harmonie universels ; concept impliquant que chaque être, chaque chose est à une place adéquate, celle que détermine la nécessité de préserver cet Ordre et cette Harmonie. Se dit de la place exacte et du comportement subséquent que doit occuper et adopter un individu dans sa famille, dans la société, etc. pour être en harmonie avec son propre Karma et le Karma du groupe auquel il appartient. Ensemhle des Enseignements formant la Doctrine spirituelle, philosophique et éthique dont les principes furent énoncés par le Bouddha Gautama dans l'Inde du Vlème siècle av.J.C. et qui mène l'individu à la réalisation, dans son existence de cet Ordre et de cette Harmonie.

Doctrine Esotérique : synonyme de Doctrine Herrnétique, de Doctrine Secrète.

Doctrine Hermétique : synonyme de Doctrine Esotérique, de Doctrine Secrète.

Doctrine Secrète : expression attribuée dans l'Antiquité à l'ensemble des Enseignements ésotériques relatifs à la formation de l'Univers, à la structure et à la place de tous les êtres - notamment de l'homme - au sein de ce dernier. Titre de l'ouvrage de H.P. Blavatsky, Occultiste du XIX's., qui reprit ces Enseignements en montrant la similitude avec les Doctrines ésotériques orientales.

Double éthérique : moule fait de substance éthérique sur lequel se modèle un corps physique (celui des objets, des végétaux, des animaux et des être humains).

Dragon : du grec "Drakon". Considéré, dans une première acception, comme la Force tellurique brute et ignée, portant à la matérialisation de l'Univers et symbolisée également par un serpent ; d'où sa connotation malétique (Saint Georges et le Dragon, Hitler et Dragon, le Dragon des Mers = la Bête qui vit dans les mers). Son deuxième sens est, au contraire, celui d'une Maîtrise sur cette Force matérialisante; d'où le titre Dragon de Sagesse donné aux Maîtres ou Adeptes ayant atteint pareille maîtrise.

Druide : dérivé du latin "le très savant". Membre de la caste sacerdotale du Druidisme et, à ce titre, présidant aux sacrifices, exerçant la Divination et la Magie et remplissant les fonctions d'éducateur et de juge.

Druidisme : aspect de la Tradition exprimée dans le Nord et l'Ouest de l'Europe et qui, dans sa face ésotérique, peut être considérée comme la religion des Celtes. Bien qu'ayant subi une dégénérescence déplorable par l'usage de sacrifices humains, le Druidisme reste, quant-à son fond, l'expression de la connaissance secrète, transmise depuis des temps très reculés, et semblable à celle du Monde chaldéen et méditerranéen de l'Antiquité. Bien au fait de la Magie, de la Médecine, de la Cosmogénèse et de l'Anthropogénèse, il combattit d'abord l'invasion romaine puis la conquête religieuse du Christianisme. Purifié depuis lors de ce qui a pu l'entacher autrefois, il continue de nos jours à répandre ses enseignements.

Druzes : secte musulmane, issue de l'Ismaëlisme, éclose à la fin du X' s, et dont les membres, vivant encore au Liban et en Syrie, ne reconnaissent que l'aspect ésotérique de l'Islam, rejetant les croyances imposées au plus grand nombre de fidèles; leurs rites et pratiques, entourés d'un grand secret, sont difficilement accessibles.